Depuis le début de l’année, environ 1 885 personnes ont été victimes, selon le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Volker Türk. Ce dernier appelle à des mesures concrètes et décisives pour remédier à cette situation insupportable.

L’année 2024 débute dans un climat sécuritaire des plus préoccupants. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, 1 193 personnes ont été victimes d’homicides intentionnels et 692 blessées depuis le début de l’année, en dépit des mesures sécuritaires annoncées par l’exécutif.

Des personnes chassées par des bandits fuient leurs maisons alors que la police se met en position pour affronter des gangs armés dans le centre de Port-au-Prince, Haïti, 29 février 2024.

En conséquence, le haut responsable onusien a exhorté à un déploiement immédiat de la Mission internationale de soutien à la Police nationale d’Haïti, exigeant des mesures concrètes et résolues pour enrayer le fléau de l’insécurité. Il a souligné que la situation actuelle en Haïti était devenue intenable.

Le diplomate autrichien a par ailleurs désigné l’évasion récente de détenus comme une menace majeure pour la sécurité nationale. « Plus de 4 500 détenus se seraient échappés, dont des membres influents de gangs criminels et des individus appréhendés dans l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse », a-t-il précisé. Cet événement survient alors que les gangs coordonnent leurs actions à l’encontre des institutions étatiques, avec pour objectif avéré de renverser le gouvernement.

Selon les autorités pénitentiaires, 99 prisonniers ont choisi de rester dans leurs cellules, notamment les colombiens cités dans l’assassinat du président Jovenel Moise, Haïti, 3 mars 2024.

« La situation actuelle est intenable pour le peuple haïtien », a affirmé le Haut-Commissaire. « Depuis le début de l’année, 1 193 personnes ont été tuées et 692 blessées en raison des violences perpétrées par les gangs, des chiffres alarmants », a-t-il ajouté.

« La réalité impose qu’il n’existe actuellement aucune autre option pour protéger les vies humaines », a conclu le Haut-Commissaire. « Le temps presse », a souligné le communiqué.

Share.
Exit mobile version